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De "Kids from Yesterday" à "Femmes d'Aujourd'hui"

Il y a environ trois mois, par un des premiers après-midis ensoleillés de la saison à glandouiller intensément sur la terrasse, je tombe sur une pile de magazines féminins que ma mère a reçu de ma grand-mère et qui trainaient sur la table. Pile ce qu'il me fallait pour ne penser à rien. Au fil des pages, je tombe sur un article qui attire mon attention : un concours d'écriture. Ah bon ? Première lecture des sujets - aucune affinité. "Bon, ça commence bien, mais de toute manière ce numéro doit dater de l'automne dernier et le concours doit déjà être clôturé". Envoyez-nous vos textes avant le 2 mai 2011. Ah non, il me reste trois semaines en fait *relis plus attentivement les sujets*

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A vos plumes! Choisissez l'un des 4 incipit (1ères phrases) suivants comme point de départ de votre nouvelle.
  • «Recherche jeune homme motivé pour s'occuper d'un adolescent singulier en séjour avec sa mère à Horville (Calvados).»
    Un Garçon singulier, Philippe Grimbert (Grasset)
  • Au bout de 48 heures, les tabloïds londoniens en faisaient déjà des tonnes sur le meurtre, publiant la photo de la victime alors même que c'était la police de Thames Valley - et non la Met - qui était chargée de l'enquête.
    Ce que savait le chat, Martha Grimes (Presses de la Cité)
  • Nathalie était plutôt discrète (une sorte de féminité suisse), elle avait traversé l'adolescence sans heurt, respectant les passages piétons.
    La Délicatesse, David Foenkinos (Gallimard)
  • 20 heures. Depuis quand Freddy n'est-il pas rentré si tôt à la maison? Des lustres.
    Les Champs de Paris, Yann Suty (Stock).
 Votre récit devra compter 14 000 caractères environ (espaces compris). Les 8 lauréats recevront la somme de 500 € et verront leur nouvelle publiée dans le magazine durant l'été.
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Si vous passez ici de temps en temps et si vous avez lu mes one-shot, vous avez du vous apercevoir que mes deux thèmes de prédilections étaient  le bandslash et le sadisme (et parfois, les deux ensembles *ç*). Pas forcément ce dont raffole le lectorat de ce genre de magazines (dont je n'ai toujours pas su définir la tranche d'âge moyenne à l'heure actuelle O_O). Mais je suis prête à relever le défi ! L'idée d'être publiée est excitante, mais je ne dirais pas non plus non à cet argent, ça mettrait un peu de beurre dans les épinards pour la rentrée. En prostituant un peu mon style, j'ai une chance, non ? Non ? T__T J'ai constaté que c'était chiant d'écrire sous "contrainte" (de caractères - de délais - d'intro - ...). Gros blocage mais qui s'est finalement décoincé petit à petit, à coup de relectures intensives (je n'ai jamais autant peaufiné un texte U__U). Je tiens d'ailleurs à remercier ma Mum et Drayke pour leur aide ! (: J'y crois! J'y crois !

J'y croyais...La semaine dernière, j'ai reçu un mail m'informant que ma nouvelle n'a malheureusement pas été retenue. Je suis plutôt déçue mais bon, c'est le jeu *okay, j'ai toujours été une mauvaise perdante*. Après réflexion, elle ne convenait peut-être pas assez au magazine, je ne sais pas... Bon, je ne me cherche pas d'excuses, mais ça me mine un peu le moral.  Je vais quand même essayer de me procurer un numéro avec les nouvelles gagnantes, histoire de me rendre compte à quel point j'étais à coté de la plaque x) *ma place habituelle*

Voici donc ma participation. Bonne lecture et merci pour vos avis éventuels  !


Valise

Nathalie était plutôt discrète (une sorte de féminité suisse), elle avait traversé l’adolescence sans heurt, respectant les passages piétons. Mais aujourd’hui, cette époque était révolue. Ce soir-là, elle remonta la clé dans le contact, et stoppa ainsi le ronronnement du moteur de sa Chevrolet avant de glisser une cigarette entre ses lèvres fines et de l'embraser. À l'intérieur de la voiture, le mégot incandescent ressemblait furieusement à l'étoile solitaire qui brillait haut dans le ciel, de l'autre coté du pare-brise. L'unique source lumineuse de cette nuit d'encre répondait-elle au doux nom d'Etoile du Berger, ou bien était-ce l'Etoile Polaire ? Nathalie ne s'en souvenait plus. Tout en exhalant de longues bouffées toxiques, elle observait les alentours. Cette aire d'autoroute semblait aussi déserte qu'une plage en hiver, du moins à première vue. Il est vrai que sur le parking, plusieurs semi-remorques étaient endormis, tout comme leur propriétaire sur leur couchette miteuse à l'arrière de la cabine.
Une fois la cigarette entièrement consumée, Nathalie l'écrasa sur le tableau de bord, saisit la mallette qui gisait sur le siège passager et l'agita. L'entrechoquement de son contenu l'apaisa presque autant que la nicotine. Elle ouvrit la portière conducteur, contourna le flanc du véhicule et jeta maladroitement la valise dans le coffre, avant de vérifier maladivement que toutes les serrures de la voiture étaient bien verrouillées.
Elle s'avança d'une démarche qu'elle voulait assurée vers le restoroute. Prise dans la fraicheur nocturne, elle remonta à la hâte la tirette de sa veste en cuir. L'enseigne lumineuse de la station-service semblait à des kilomètres d'elle, alors qu'installée derrière son volant, elle lui paraissait toute proche. Elle pensa un instant retourner à la voiture, et se garer plus près, mais se ravisa. Ce n'était peut-être pas une bonne idée. Autour d'elle, la nuit était loin d'être silencieuse mais elle entendait à peine le bruit monotone des voitures et des camions roulant de nuit tant elle se concentrait sur son objectif. Son esprit carburait plus vite que la vitesse autorisée sur autoroute. Elle se repassait mentalement tous les scénarios possibles.
"Alors, nous y voila. Tu vas le revoir. Tu vas revoir Marc. Marc… Je me demande si je retrouverais dans son regard le même éclat que lorsqu'il posait les yeux sur moi. Mais avant de m'emballer, sera-t-il venu cette fois ? Sera-t-il enfin là ? Quelle voiture peut-il bien posséder ? Je ne vois que des semi-remorques sur ce parking."
Nathalie arriva enfin devant l'entrée du restoroute, et s'affaissa de tout son (maigre) poids contre la porte afin de la faire basculer vers l'intérieur. Dans la pièce, un néon clignotait de manière agaçante, accompagné d'un petit grésillement électrique. Tellement miteux, tellement cliché. Tellement parfait pour ce genre de retrouvailles ! Trois routiers bien éméchés, accoudés au bar, choppe au poing, saluèrent la nouvelle arrivante bruyamment. Derrière le comptoir, une serveuse qui devait s'appeler Suzy ou Sally, ou quelque chose dans ce goût là, essuyait des verres dégoulinant encore de liquide vaisselle, tandis que des beignets au glaçage plus que douteux se laissaient grignoter par des mouches affamées. Au dessus d'elle, une horloge indiquait quatre heures moins vingt. Le soleil se lèvera-t-il encore aujourd'hui ? Nathalie balayait rapidement le restoroute du regard, s'arrêtant sur une silhouette à peine visible, attablée dans un coin, derrière une choppe identique à celles des routiers. Il était donc venu… Le sang pulsait dans ses veines, mais ses mains ne devinrent pas moites. L’excitation, rien de plus. Elle remit une mèche de cheveux en place, puis s'avança sans vaciller vers la table du fond. Sans un mot, elle s'assit sur la banquette, face à Lui. Marc portait un costume trop guindé, comme à son habitude, surtout pour ce lieu, et sa cravate grenat ("la couleur de la passion ?" se demanda-t-elle) jurait avec l'élégance de sa tenue. Il se tordait nerveusement les mains. En s'y attardant, elle constata que le bout de ses ongles était complètement rongé. Il empestait l'after-shave. Et il ne portait pas d'alliance. Elle releva la tête et le détailla un peu du regard. Son visage n'était plus aussi jovial qu'à l'époque, il semblait crouler sous les tracas. Cet effet devait provenir de ses joues, plus anguleuses que lorsqu'il était adolescent. Ses cheveux affichaient une coupe propre et il était fraichement rasé. En revanche ses yeux…
"Je vois que tu as reçu ma lettre"
"Oui, en effet. Et d'ailleurs, je voulais te prévenir de ne plus m'écrire ! Ma femme pourrait avoir des soupçons, surtout que c'est elle gère le courrier."
"Même pas un bonjour, que des reproches ?" minauda t-elle. "C'est ça qui t'a décidé à enfin répondre à mon invitation ? Ne t'inquiète donc pas pour ton couple, tu ne recevras plus aucune lettre de ma part à partir de cette nuit. Ta femme non plus d'ailleurs."
"QUOI, MA FEMME ? Tu ne lui as tout de même pas… ?"
"Non, détends-toi un peu. Mais si tu me posais un lapin ce soir, je comptais lui envoyer ça."
Nathalie sortit de son sac une enveloppe singulièrement rectangulaire, déjà affranchie. "Mais puisque tu es venu, je n'aurais pas à la poster. Je ne veux pas briser ton couple de toute manière."
Comme pour prouver sa bonne foi, Nathalie déposa le courrier dans l'imposant cendrier qui trônait au milieu de la table, et y craqua une allumette.
"Que contenait cette lettre ?" demanda Marc, inquiet. "Je suis clean de toute manière, il ne s'est rien passé entre nous depuis…."
"Depuis treize ans" termina sèchement Nathalie.
"C'est pour ça que tu voulais me revoir ? Pour obtenir des excuses ? Après tant d'années, j'avoue que ça m'a surpris d'avoir de tes nouvelles…"
"Pourquoi t'es tu mis sur ton trente-et-un ?"
"Pourquoi faut-il toujours que tu répondes aux questions par de nouvelles questions?"
Silence. Elle le fixa du regard, un petit sourire vainqueur se dessinant sur ses lèvres.
"Tu te souviens de l'été où nous nous sommes rencontrés ? Tu avais dix-huit ans, moi quinze. Te souviens-tu du lac, de nos initiales gravées dans l'écorce du vieux saule ? Te souviens-tu de la nuit du quinze août, dans la tente… ?"
"Comment l'oublier " répliqua-il tendrement en essayant d'attraper la main de Nathalie, qui l'évita au dernier moment.
"Pourtant, tu l'as très bien fait l'automne suivant, m'oublier ! Aucune nouvelle, aucune réponse à mes lettres. As-tu seulement une idée du nombre d'heures que j'ai passées à côté du téléphone, attendant ton appel ? En m'endormant tout les soirs, je pensais à toi. Le matin, tu étais la première pensée qui me traversait l'esprit. Dès que quelqu'un sonnait à la porte, j'espérais au fond de moi que ça soit toi. Sais-tu combien de fois j'ai été déçue ? En ville, j'espérais te croiser à chaque coin de rue. Réalises-tu seulement le mal que ton silence m'a fait ?"
Tandis qu'elle déversait les mots qu'elle avait ruminés pendant des années, Marc baissa le regard et sembla porter un intérêt soudain à sa choppe.
"Excuse-moi Nath, je suis vraiment dés…" bafouilla-t-il.
"Ne t'inquiète pas" le coupa Nathalie sur un ton qu'elle voulait doux. "Cette nuit, nous allons tous les deux effacer le passé, tes erreurs et ma naïveté. Tu es partant ?"
Elle lui présentait à présent son sourire le plus aguicheur, tout en rapprochant ses mains des siennes, qui serraient toujours fermement le verre crasseux. Déconcerté par son changement rapide de ton, il ne perdit pourtant pas sa proposition de vue.
"Tu veux dire que tu es prête à…?"
"Disons plutôt, reprendre notre histoire là où nous l'avons laissé. Et y mettre un terme une bonne fois pour toute. J'ai droit à une rupture réussie, tu me dois bien ça, non ? C'est ce que je te propose ce soir, un dernier baiser, une dernière étreinte et puis, tu ne me revois plus jamais."
"Et bien, c'est plutôt inattendu comme proposition…"
Marc pensa ajouter "surtout venant de ta part", mais il s'abstient. Après tout, cette proposition était curieuse, mais pas désagréable. Il appréhendait ces retrouvailles, il savait qu'il allait se frotter à des reproches. Il s'imaginait que Nathalie allait pleurer, hurler jusqu'à ce qu'il décide de s'enfuir. Et en réalité, elle lui propose calmement de revivre leurs meilleurs souvenirs le temps d'une nuit, une dernière nuit sans conséquence.
"C’est un piège ? Si j'accepte, tu vas en parler à ma femme, c’est ça ?"
Nathalie leva le bras gauche et jura, un peu à la manière des enfants qui imitent les adultes.
"Je jure de n'en parler à personne."
Un peu méfiant, Marc avala une gorgée de sa bière, histoire de s'accorder quelques secondes supplémentaires de réflexion.
"Tu es venue en voiture ?"
"Oui"
"Très bien, allons-y"
Nathalie ne put retenir un sourire face à la tournure des événements. Evidemment, Marc allait accepter. Evidemment, il allait choisir sa voiture à elle, pas question de laisser de traces dans son véhicule, sa femme pourrait avoir des soupçons.
Ils se levèrent, Marc déposa en même temps de la monnaie sur la table. Les routiers sifflèrent le duo lorsque celui-ci passa à leur hauteur, mais aucun des deux amants, trop absorbés par leur pensées, n'y prêtèrent attention. Une fois dehors, seuls dans la nuit, seuls sur ce parking, ils marchèrent côte à côte sans prononcer un mot. L'atmosphère était pesante, pleine de tension. Nathalie déverrouilla les portes, puis s'appuya contre la portière et releva les yeux vers Marc.
"Tu veux inspecter le véhicule, vérifier que je n'ai pas dissimulé de caméras derrière le rétroviseur ou disposé de micro sur les ceintures de sécurité ?"
Marc hocha négativement la tête, avant de l'attirer à elle. Blotti l'un contre l'autre, leurs lèvres s'effleurèrent lentement. Nathalie se retint de se frapper violemment la tête contre la portière, pensant ainsi mettre fin à ses délires oniriques et se réveiller. Combien de fois avait-elle déjà vécu cette scène dans ses rêves ? Beaucoup trop à son goût, mais cette fois-ci, elle ne dormait pas ! Elle entraina doucement Marc sur la banquette arrière, prenant soin de claquer la portière avant de s'installer à califourchon sur ses cuisses. Il fit glisser ses mains le long de ses hanches, tandis qu'elle enroula les bras autour de sa nuque, tout en l'embrassant avec passion.
"Tu m'as beaucoup manqué, Nathalie"
"MENTEUR" lui hurla son esprit. "Il te ment encore, ne te laisse pas avoir. Ce soir est la dernière fois, c'était ce qui était convenu. Tu t'en tiens au plan et tout ira mieux demain."
"Tu m'as énormément manqué, mon amour" susurra-t-elle dans le creux de l'oreille de Marc en guise de réponse.
L'interdit ou la nostalgie, qu'est ce qui pouvait bien rendre le moment aussi délicieux ? Ils étaient si bien ensemble, l'un contre l'autre, le souffle court, sur la banquette de cette Chevrolet. Nathalie fit glisser ses doigts fins le long des joues anguleuses de Marc, tout en l'embrassant dans la nuque et fit descendre ses caresses jusqu'au nœud de sa cravate. Il poussa un petit soupir alors qu'elle mêla ses doigts à l'étoffe de soie couleur grenat.
"Je pense que maintenant, je ne t'en veux plus pour le mal que tu m'as fait" murmura-t-elle d'une voix pourtant assurée, en plantant son regard dans celui de Marc.
Elle dégagea un peu le col, attirant le nœud vers elle sauvagement, et avec elle, le buste de Marc. Elle lui attrapa les lèvres dans un baiser passionné, tout en resserrant le nœud autour de la gorge de son amant.
"Ca m'excite, pas toi ?"
Il n'essaya pas de se débattre, ce genre de jeux devait également lui plaire. Nathalie resserra encore un peu son étreinte. Marc commença à gesticuler. En le sentant se débattre doucement, Nathalie fut saisie d'un plaisir intense. Tout son être frémissait de joie. Voilà ce qui rendait le moment aussi délicieux, non pas l'interdit, ni la nostalgie, mais la vengeance ! Il essaya de plus en plus de se dégager, mais Nathalie tenait bon. Pour rien au monde elle n'aurait lâché prise. Le visage de Marc, était d'une pâleur extrême, et ses yeux menaçaient de sortir de leurs orbites. Dans quelques instants, son cerveau ne sera plus irrigué. Un peu de patience… Ces secondes ressemblaient à des heures. Mais quand allait-il cesser de respirer, bon sang ? Des torrents de sueur ruisselaient le long du dos de Nathalie, et des crampes menaçaient dans ses avant-bras. Son objectif ("serrer, toujours serrer") hypnotisait littéralement son esprit et dictait automatiquement à son corps les gestes à appliquer. Elle mit d'ailleurs quelques minutes avant de réaliser que le cœur de Marc avait cessé de battre. La respiration haletante, les bras gourds, elle relâcha son étreinte et contempla son œuvre. Ce n'était pas un rêve, elle y était enfin parvenue : elle tenait sa vengeance. Elle colla son oreille contre le torse de l'homme qu'elle avait tant désiré, et resta un moment dans cette position. Puis, elle se redressa, caressa doucement ses cheveux avant d'attirer le torse de Marc à elle dans le but d'en dégager sa cravate. Nathalie la passa autour de son propre cou et glissa ensuite la main sous le repli encore tiède de la veste. Elle tâtonna à la recherche d'une poche intérieure, qu'elle trouva aisément et y délogea le portefeuille qui s'y trouvait. Son cœur cognait comme jamais, mais jamais auparavant elle ne s'était sentie aussi apaisée. Maintenant, elle avait la certitude qu'elle et Marc ne finiraient jamais leurs jours ensemble. Terminés, les désillusions et les espoirs vains ! Elle savait qu'elle penserait encore à lui pendant quelques temps, mais la cicatrisation allait enfin pouvoir commencer. Elle fixa encore quelques instants la dépouille de celui qui avait été présent dans ses rêves au cours de ces treize dernières années, avant d'ouvrir la portière et de trainer tant bien que mal le corps dans les fourrés environnant. Sa place de parking avait été méticuleusement choisie à peine une heure plus tôt. Nathalie ne réalisait pas que tout était déjà terminé. Une fois le corps dissimulé, elle retourna auprès de la Chevrolet, ouvrit le coffre, en sortit la valise, son sanctuaire. Elle l'ouvrit et y jeta le portefeuille et la cravate de Marc, macabres souvenirs qui allaient se mêler à ceux de ses précédentes escapades meurtrières.
Nathalie était plutôt discrète (une sorte de féminité suisse), elle avait traversé l’adolescence sans heurt, respectant les passages piétons. Mais aujourd'hui, elle roulait sur les trottoirs de la vie, fauchant tous ceux qui l'ont fauchée dans le passé. Et Dieu seul sait combien ils sont nombreux.

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Mais d'un mal peut surgir un bien. Le lendemain de la connaissance du résultat, je découvre un commentaire sur ma fiction-terminée-en-train-de-moisir-sur-place-dans-le-gouffre-de-l-oubli de la part d'une personne qui tient un blog proposant de faire connaitre des fictions à travers des interviews d'auteurs...et ME PROPOSE DE PARTICIPER ! C'est une occasion incroyable d'obtenir des avis sur mon texte (et des lecteurs) parce que j'ai été un peu flemmarde au moment de faire de la pub. Je me suis éclatée à répondre à ces questions, vraiment liées à ma fiction. C'est une chance incroyable qui me tombe dessus. Cette charmante personne en a également fait une critique très élogieuse dont je ne me remet toujours pas à l'heure actuelle, ainsi que les sublimes montages ci-dessous. Pfff, ça me fait tellement plaisir (oui, là je dois paraitre nunuche/chiante à toujours dire le même mais JE SUIS HEUREUSE ALORS LAISSE MOI MES DEUX MINUTES DE BONHEUR - merci). Donc voila, je suis sur un petit nuage et me dit que finalement, je n'ai pas tout perdu. Je suis vraiment heureuse d'obtenir des avis aussi positifs et sincères, venant de gens qui ne me connaissent pas du tout et peuvent donc se permettre d'être plus objectifs que ma maman.

Pour lire l'interview et la critique : http://biblio-polis.skyrock.com/
Pour lire ma fiction : http://ForevHer.skyrock.com



If I ravaged your body

Un soir comme les autres, sur Twitter, je reçois un gentil tweet de Laeti, qui me demande quand je vais reposter des one-shots ici... Je vais paraitre nounouille (mais pas longtemps rassurez-vous, juste le temps de cette intro, après avoir lu cet article, vous allez avoir envie de guimauve, ou d'un seau pour gerber - au choix) mais ça m'a vraiment fait très plaisir de découvrir que quelqu'un s’intéresse à mes histoires, et mieux, en réclame. Le lendemain, j'ai donc fait un effort d'imagination en lui proposant une "story Twitter". 
Ma première story format Twitter ! Parce qu'en plus d'être une no-life à l'humour merdique , je suis schizophrène.
 La dernière postée ici date de mi-mars, et c'est vrai que le temps passe TRES vite, mais j'ai été vraiment touchée par sa demande. Il est vrai que d'autres projets m'occupent plutôt pas mal ces derniers temps (mais j'en vois enfin le bout - ça n'arrête pas depuis fin avril !). Je n'ai pas vraiment délaissée l'écriture, c'est juste que je ne la rend plus aussi publique qu'avant. Le one-shot que je vous propose ce soir est en fait sur papier depuis deux semaines, mais j'hésitais vraiment à le partager ici vu son aspect...particulier *va perdre ses derniers lecteurs*.  Elle est inspirée du teaser du clip de Nightmare, qui en fait, m'avait déjà inspiré un autre récit que vous avez peut-être lu qui se déroulait dans un manoir hollandais avec un savant-fou et qui doit dater de l'été dernier. Cette vidéo ne dure pas longtemps mais semble être une source d'inspirations inépuisables ! Oui, tu as du te rendre compte que je ne crée jamais rien, mais que je pompe honteusement les idées de mes héros (ici, Avenged Sevenfold). Une seconde source d'inspiration ont été les paroles de Scream, que je voulais caser dans un récit depuis globalement une année (je pense l'avoir fait l'été dernier aussi - dans une scène avec un lac aspirant les rêveurs) mais ce n'était apparemment pas suffisant (puis ça doit au moins être la troisième fois que je linke cette vidéo sur ce blog). Lundi soir, je vais ENFIN LES VOIR EN CONCERT ! (ça pue la review kilométrique ça...surtout que le lendemain, je compte bien profiter d'être sur Lille pour visiter un peu). Pfff, je suis impatiente d'y être, mais pas trop non plus, parce qu'après, je ne pourrais plus "attendre" gentiment ce moment. Le Zénith me fait un peu peur j'avoue...je compte aller en gradins because rotule pourrie et fosse potentiellement plus énervée que celle de Panic! mais j'espère que ça sera pas aussi mou du genou (ha ha ha) que mon unique expérience en gradins U__U. "Advienne que pourra"
 
 
 
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D'un coté des paupières gonflées par des larmes amères se trouvait une pièce cruellement nue. Du carrelage atrocement familier rampait du sol au plafond et la seule lueur qui éclairait la pièce provenait de la porte vitrée attenante. Un frisson glacé saisit ses muscles lorsqu'il reconnut l'endroit. En raison de l'absence de lumière, il ne put distinguer la couleur exacte du carrelage mais un souvenir lui suggéra qu'ils étaient d'un vert clinique, et cette couleur était associée à d'insupportables douleurs.
De l'autre coté des paupières se trouvaient deux globes oculaires rougis et exorbités par la terreur. Sanglé à l'horizontal, il se débattait en vain. A quoi voulait-il échapper, il l'ignorait mais il le désirait plus que tout. Il avait bien essayé d'hurler mais l'écho de son cri renvoyé par les murs froids lui avait tant glacé le sang qu'il préférait se débattre en silence. Dans une énième tentative désespérée de se libérer un poignet, un vif tiraillement lui barrait la poitrine et lui coupa le souffle. Il rejeta sa tête en arrière le temps de récupérer, puis colla son menton contre son torse afin de déterminer l'origine de sa souffrance. Il ne put retenir un cri affreux lorsqu'il devina dans la semi-obscurité le relief d'épais fils croutés de sang cousus sur le coté gauche de sa cage thoracique. Tout lui revint en mémoire. Les cris, la lame tranchante, l'écoulement du sang chaud, les hurlements, les horribles pulsations, les vaines supplications, le craquement des côtes, le sourire de son bourreau au moment de lui voler son cœur.

Tout à coup, une lumière crue aveugla ses rétines maintenant habituées à la pénombre. Fermant les paupières, il distingua un ballet de formes géométriques se débattant (comme lui?) sur un fond rouge, celui du sang irriguant ses paupières. Comment le sang peut-il encore circuler dans mes veines ? Je n'ai plus de cœur…Ses oreilles perçurent un bruit de mouvement dans la pièce voisine. Il retint son souffle. Si la porte s'ouvre, tout recommence. Seigneur, faites qu'elle ne s'ouvre pas. Faites que cette créature meurt d'une crise cardiaque. Tuez-la Mon Dieu, tuez-la. Il devina un battement de porte et le bruit qu'un chariot métallique roulant dans sa direction. Il n'osait pas ouvrir les yeux. Tant qu'il sera dans l'ignorance du contenu du chariot, tout ira bien.

Il les ouvrit pourtant au moment où une griffe détacha violemment les points de suture de sa peau purulente. Ce n'était que le début. Il referma les yeux, évitant d'en découvrir plus que nécessaire sur la séance du jour.
"Vous êtes réveillé ? Bien" dit une voix courtoise.
Il n'osa toujours pas ouvrir les yeux.
"Désirez-vous un peu de thé ? Votre langue doit être un peu sèche, ne vous inquiétez pas, cela ne durera pas"
Toujours plongé dans le noir, ou plutôt dans le rouge, il entendit le sifflement strident d'une bouilloire qu'il imagina couverte de rouille.
 "C'est prêt" monologua l'autre voix.

Ses yeux se révulsèrent de douleur. Son cri fut étouffé en un gargouillis fumant. L'azote liquide dégoulinait sur ses lèvres, carbonisant les chairs au passage. Ses joues se décomposaient. Ses yeux irrités par les émanations se remplirent de larmes tandis que son corps saisi de spasmes s'agitait plus fort que jamais.

"Simple anesthésie, vous ne sentirez plus rien à présent. Je vous le promet." poursuivit son bourreau d'une voix calme et horriblement distinguée.

Mensonge, la douleur était infernale, les terminaisons nerveuses n'étaient pas mortes mais cruellement déchiquetées. L'inconnu lui glissa une sorte de cercle métallique tranchant entre les parois de chairs rongées par l'acide qui furent autrefois des lèvres, de manière à maintenir ouvert le trou béant qui était encore une bouche il y a à peine deux minutes. La victime hurlait toujours, redoutant la suite, le glissement d'acide dans sa gorge. Mais il n'en fut rien. D'un claquement sec, le sadique sectionna la langue et le sang chaud empli la gorge de l'homme sanglé, hurlant, s'étranglant, les yeux exorbités, le menton cloqué et sanguinolent.

"Merci pour votre langue. Je m'excuse, je n'ai plus de fil, j'ai utilisé mon stock pour vous recoudre hier la poitrine. Je vais devoir cautériser, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur."

La créature approcha la terrible bouilloire et déversa le reste de liquide corrosif dans ce qui fut une cavité buccale.

"Permettez que je récupère vos dents? Les miennes ne me plaisent plus."

Le tortionnaire, une cuillère à thé à la main, eut un sourire carnassier envers sa victime qui s'évanouit à cette vue.

"Vous souhaitez vous reposer ? Je comprends, je reviendrais demain à la même heure. Je ne vais tout de même pas vous volez vos organes alors que vous êtes inconscient. Je suis quelqu'un de bien."
 
 

Il se réveilla en sursaut. Tout ceci n'était qu'un cauchemar, un affreux cauchemar certes, mais le sadique n’avait jamais existé. Groggy, il souleva lentement le bras gauche afin d’attraper le verre d’eau qui reposait sur la table nuit (mais où suis-je ? Je ne reconnais pas cette chambre) lorsqu'une douleur saisissante s'empara de son coté gauche. Affolé, il chercha à tâtons l'interrupteur de la lampe de chevet et arracha sa chemise. Verte la chemise, et affreusement médicale. Une série de point barrait son torse, coté gauche. Il poussa un cri strident lorsqu'il entendit un chariot métallique qui s'approchait avant de s'évanouir. Seulement l'infirmière du service cardiologie qui faisait sa ronde de nuit. Il ne se réveilla jamais.

Happy Birthday, Connard.

Le bruit des aiguilles et l'odeur de l'encre se transforment en voluptueuse décharge d'endorphine dans mes veines. Ces neufs lettres seront bientôt entièrement dans ma peau. Plus que quelques minutes de patience.
Le front appuyé contre la paroi de la douche, tout est clair dans mon crâne. Mon esprit est décidément moins embrumé que cette salle de bain. On peut dire que tout à commencer avec cette douche. Oui, on peut dire ça.

A l'autre bout du salon, tu me nargues. Ton dégueulasse petit sourire ne quitte pas tes lèvres lorsque tu me demandes si tout va bien. Tout en maintenant la serviette autour de la taille, je te réponds sans détour que "oui, tout va bien". Connard.
Tu enchaines avec un "parfait, c'est à mon tour de prendre une douche". En t'avançant vers la salle de bain, et vers moi, ta main cherche mon ventre, mais je m'écarte avant ce contact insupportable. Mon dos encore perlé de l'eau de la douche adhère au papier peint du salon. "Putain Zacky ! Le peintre vient à peine de finir son boulot et tu vas déjà tout dégueulasser ! T'es vraiment con !"
Depuis quand as tu enterré ce qui nous liait ? Avons nous un jour été heureux ensemble. As-tu un jour été vraiment heureux avec moi ? L'ai un jour véritablement été avec toi ?
Tu te souviens de notre vie avant ? Quand je n'étais pas ton jouet ? Me permettras-tu de jouer avec toi ce soir ? Oui, tu me le permettras. Ce soir, c'est moi qui te rabaisserai. Moi qui aurais TON sourire collé sur le visage.

L'émail de la douche ruisselle de sang. Des éclats du lourd cendrier dont je me suis servit couvrent encore le sol. Des touffes de cheveux sont encore incrustées dans certains débris. Alors mon lapin, tu t'es bien éclaté ? Je veux dire, sur le carrelage de la douche. Tu t'es assez éclaté ou tu veux que j'aille chercher la tenaille et du PQ pour ramasser la merde que tu es !? En guise de réponse, un dernier râle ensanglanté s'échappe de tes lèvres.
Je ramasse une de tes dents et te la fais avaler ? Alors, c'est bon d'avaler ? Tu crois que j'aimais ça ?

Le bruit des aiguilles et l'odeur de l'encre se transforment en voluptueuse décharge d'endorphine dans mes veines. Ces neufs lettres seront bientôt entièrement dans ma peau. Plus que quelques minutes de patience. Je deviens fou. I’m not insane. Je me redresse sur le fauteuil et admire ses neufs lettres sur mon avant-bras. « Not inSYNe »




Note about ce texte : Je ne voulais pas écrire un Syn/Zacky parce que bon, le yaoi commence à me lasser vraiment. Mais je ne sais pas pourquoi ce duo s’est imposé dans mon esprit. Des mois que je veux écrire sur cette chanson. Toi aussi, tu as l'impression de toujours lire la même histoire ? Oui, c'est toujours le même, « et vas y que je te déteste » « et vas-y que je t’éclate la gueule » « et vas y que ça pisse le sang » « et vas y que je te mets une chanson à la fin » mais j'avais une énorme envie de Vengeance ce soir (non, pas Zacky…quoique, je ne lui dirais pas non *BLAM*), un peu plus particulièrement que les autres jours. Mais peut-être que cela sera encore pire dans neuf jours, allez savoir.
Si j’avais le choix, je rayerai le mois de mars du calendrier mais comme je n’ai pas le choix, je vais me contenter de calmer mes pulsions sadiques avec une bonne chanson, dont je viens seulement de lire la traduction et de me rendre compte de comment j’étais encore à coté de la plaque. Je ne pensais pas que « la personne qui parle dans la chanson » avait le mauvais rôle mais était la victime. Et en lisant les paroles, ça m’a rappelé une autre de mes histoires (encore un truc bien nébuleux/glauque) donc je ne développerais pas ici. Mais j’aimerais que je ne sais pas si vous êtes d’accord, vous lisiez la traduction. Une traduction s’est toujours scabreux mais je trouve que cette chanson vaut le coup. Je ne sais pas si tout le monde a déjà vécu ça, mais je voulais partager. Pour ceux a qui je n’aurais pas encore cassé les oreilles avec ça, je vais les voir le 13 juin au Zénith de Lille. Qui vient ? ( : *criquets time*

(pour la partie vraiment inSYNe, merci de passer directement à 2minutes 58")


Je me sens fou à chaque fois qu’on m'a demandé de faire des compromis
Parce que j'ai peur
Maintenant ce regard sur ton visage peut tout faire basculer

Je ne suis pas fou
Reviens vers moi, c'est presque facile

La honte bat dans mon cœur
Des choses que je t'ai faites
C'est difficile de faire face, mais les faits restent
Il n'y a rien de nouveau

Je t'ai laissé avec des souvenirs suicidaires
Egoïste sous la peau
Mais profondément à l'intérieur, je ne suis pas fou.

Je ne suis pas fou
Reviens, c'est presque facile
Tu as appris ta leçon
Reviens vers moi, c'est presque facile
C'est toujours de ta faute
Reviens, c'est presque facile

Maintenant que je t'ai perdu, ça me tue de dire
Ca me blesse de dire
J'essaie de tenir bon alors que tu t'en vas doucement
Je perds la bataille
Je t'ai si mal traité, maintenant laisse moi faire ça bien

I’m not insane

Harry Rose - Draco Red

Je vais tenter de vous faire oublier à quel point l'article précédent était traumatisant avec un petit jeu encore plus traumatisant en fait (*muhahahhaha*) ! Il y a quelques semaines, j'ai passé une super après-midi chez une copine (Cindy pour ne pas la nommer) et nous avions comme projet de regarder Rose Red, un film au scénario écrit par le "Maitre de l'Horreur", Monsieur King. Au final, ce fut les quatre heures les plus longues de ma vie (je remercie d'ailleurs au passage Cindy qui avait DEJA vu le film et qui devait donc m'indiquer les passages glauques pour que je me cache les yeux et retienne mes cris. Un oubli ? Ses parents m'ont entendu hurler jusque dans le salon U_U). Nos nerfs étaient pas mal mis à l'épreuve, et nous essayions péniblement de dédramatiser la situation en cherchant des poins communs avec les Harry Potter, histoire de rire un peu. Afin de pousser le vice plus loin, j'ai commencé à écrire une Drarry (tu ignores ce que c'est ? tu vas vite le découvrir *rigole dans sa barbe* HEIN ? Quelle barbe ? BLAM), que Cindy a poursuivi. Depuis le temps qu'on avait prévu d'écrire un one-shot ensemble ! (au moins deux ans...). So, Enjoy, Boys !


"Allons Draco, arrête de faire ton Crockdur"
"Je persiste à dire qu'on ne devrait pas être ici. On ne devrait pas être ici."
"Arrête de faire ton Hermione maintenant !"

Le blondinet gominé fit la moue. Harry et Draco venaient de franchir l'inquiétant portail de Rose Red. Un brumeux brouillard de brume embrouillé s'enroula autour de leurs chevilles, les faisant frissonner.
"Argh, c'est froid comme du sang de licorne"
"Draco, tais-toi. Tu veux que l'effroyable Denis Kevin des Bois nous tombe dessus ?"

A cette pensée, Draco se tut. L'effroyable Denis Kevin des Bois était vraiment effroyable.
Main dans la main, notre petit couple s'approcha de la bâtisse et Harry susurra sensuellement la formule pour ouvrir la porte:
"Sukeena"
Un cadavre aux joues décharnées mais aux yeux globuleux et au front proéminent leur ouvrir la porte d'entrée du Manoir Hanté.
"Messieurs Drarry. Vous venez gouter au plaisir de la Tour des Fantasmes ?"
"En effet, nous avions réservé pour le week-end. Vous avez réussi à chasser la goule et le Kevin ?"
"April a réussi à attraper la goule avec son bras décharné et rachitiquement pourri. Quant à l'effroyable Denis Kevin des Bois, vous devez savoir, Messieurs, que personne n'a jamais pu le capturer. Evitez donc de vous balader dans le jardin en pleine nuit, même si c'est une blonde pulpeuse qui vous y invite".
"Nous n'aimons pas les blondes pulpeuses" répondit Draco, qui n'avait plus ouvert la bouche depuis l'apparition de la servante.
"Bien, vous connaissez le chemin, je présume?"
Harry hocha la tête et poussa Draco effrayé dans le hall.
Ensemble, ils traversèrent la Grande Serre, où Draco trouva une magnifique poupée rousse aux yeux en boutons.
"Elle te rappele pas ton ex?"
"Ginny? "
"Ouais, évidemment Ginny…Snape n'est pas encore rousse à ce que je sache"
"Nous en ferons offrande à l'Effroyable Denis Kevin des Bois ce soir."
Draco serra la poupée de chiffon contre son petit torse de fouine et suivit le Grand Harry à travers la Cuisine de l'Horreur, le Cellier de l'Angoisse et le Couloir des Perspectives Perspicaces, avant de déboucher dans la "Bibliothèque du Repos puisque Granger n'y était pas". Le sol et les murs de cette bibliothèque étaient couverts de miroirs miroitants.
"Hey Potter, autant de miroirs ne te donne pas une idée ?"
"Pas de Drarry avant le dixième paragraphe, c'est la règle. Tu veux perdre des lecteurs ?"
Draco fit la moue, et suspendit la "poupée pulpeuse Ginny" au pied du cadavre pendu du cow-boy qui trônait au milieu de la pièce.
"Et puis, on raconte que c'est dans cette pièce que le Denis Kevin est devenu l'Effroyable Denis Kevin des Bois."
Draco ravala sa salive, faute d'autre chose (okay, elle était perverse celle-là, j'avoue) et suivit son amant qui s'aventurait déjà dans l'un des escaliers.
Une silhouette se détachait dans l'encadrement de la porte.
"Hey April, gimme five ! Serre-moi la pince ma vieille"
Draco faillit s'évanouir quand il aperçu le membre ratatiné de la petite fille. Son bras gluant, décomposé et ridé formait une patte griffue vraiment effrayant. Du sang de goule dégoulinait encore sur son poignet.
"Monsieur Harry, je venais déloger Adam. En apprenant la venue du Sexy Harry, il s'est dissimulé dans un placard, espérant du croustillant"
La petite descendit les escaliers, laissant nos deux amants seuls (ou presque) dans la Tour des Fantasmes…
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La tour des fantasmes étaient à deux pas de là, mais pour le blondinet, c’était deux pas de trop. Il avança néanmoins sous la poussée énergique de la main de Harry sur ses fesses.  Mais dès que celui-ci arrêta de  le faire avancer de cette très romantique façon, il lui passa un bras autour de la taille, en se tenant légèrement en retrait, question de sécurité. Si l’horrible Denis-Kevin leur tombait dessus, il y avait des chances pour qu’il sorte sa plaisanterie préférée (“bouuuh!”) à Harry en premier.
Et ce ne serait que justice pas vrai? Tout ça c’était l’idée d’Harry! Et puis il n’avait même pas peur…Le blond se demandait d’ailleurs comment c’était possible. Etait-ce parce qu’il avait déjà combattu Voldemort, qui était lui aussi une sorte de hum…chose morte-vivante? A cause de son courage légendaire et Gryffondorien? Draco décida de lui poser la question et le regretta quelques instants après, une fois la réponse entendue.

“Le titre de cette fiction est Harry Rose, Draco Red, ce qui signifie, que je sortirais de cette maison, et déposerait la rose du souvenir, c’est la coutume dans le coin…Alors que Draco Red…et bien Red c’est rouge, et ce qui est rouge dans cette maison…”
“Le turban de Sukeena” pleurnicha le blond.
“Heu et puis souvent quand y a des morts y a du sang et le sang c’est rouge…”
“J’ai peuuuuur!”

Harry Rose –de bonheur- (il était si facile d’effrayer l’aristocrate), le serra contre lui en lui jurant ne pas le lâcher d’une semelle. Pas avant d’avoir fait un tour dans la Tour…

“On entre?”
“Bouiii…”

Draco se cacha les yeux, il avait peur de voir cette fameuse Tour bizarre, mais il les ouvrit, car il avait aussi peur de perdre Harry des yeux. C’était bien connu, dans les histoires flippantes, vous fermez les yeux trentes secondes, et en les rouvrant, c’est plus vot’ petit ami qui vous serre mais une vilaine fille toute fripée. Heureusement, ça n’arriva pas à Draco…La tour des fantasmes était sympa, jolis vitraux, un lit, quelques meubles, une vase plein de roses rouges (aha, la décoratrice de la maison était siii originale), et une bonne couche de poussière.
Le brun, tout aussi original, prit une des roses et l’offrit au Serpentard qui regarda bien si elle n’avait pas d’épines avant de la prendre, pas envie d’avoir une hémoragie du doigt dans ce genre d’endroit.
Il y avait bien une nouvelle pièce, appelée infirmerie, mais elle était tenue par une grosse femme flippante qui pensait plus à vous faire la prise du koala en vous appelant “Emery” qu’à vous soigner.

Bref, Draco n’avait aucune envie d’aller là-bas…

“Dracooo….” Souffla Harry.
“Aaaah! Quoi, quoi? M’appele pas comme ça dans ce genre d’endroit!”
“Pourquoiiii Dracooo, je ne te veux pas de maaaal…”

Le blond commença à bouder, mais quand le Gryffondor fit mine de le pousser vers le lit il retrouva un semblant de sourire avant d’éternuer. Il faisait une petite allergie à la poussière, sans doute…

“Ca va?”
“Tchaaa!”
“mmouai, on ferait mieux d’aller ailleurs…”
“Ouais, y a même rien d’louche dans cette tour après tout. Tchiii”

Le sorcier blond sortit d’un air digne de la tour des fantasmes, suivit par les sarcasmes du Gryffondor à propos “d’éternuements très virils”, de “courage légendaire des Serpentards” et de “tient, le cadavre de Diggory, mais non j’rigoooooole”. Ils longèrent le couloir signé par le célèbre architecte Aki Lfépeur, de nationalité franco-japonaise, avant d’arrivée dans celui de Jay Lafrousse et de son collège Jean Tremble, dans lequel il y avait plusieurs chambre avec un air plus sympa et surtout moins poussiéreux que la Tour Meme-Pas-Louche.

“Ici?”
“Ca me paraît bien.”

Les deux sorciers filèrent sous la couette, mais le blond murmura, avant même qu’Harry ait eu le temps de l’embrasser

“Et si l’horrible Denis-Kevin vient?”
“J’lui lancerais un avada kedavra”
“C’est déjà un cadavre, Harryyyyy.”
“Ba on lui proposera un plan à trois, alors…”

Une baffe et quelques câlins plus loin, nos héros s’embrassaient joyeusement quand quelque chose se mit à ramper sous la couette.

“Harrry!!!!! Un monstre,  un monstre! Ahhh non lève pas la couvertu…re…?”
“Trouillard.”

Sous la couverture se trouvait un chaton qui s’était apparemment égaré et était entré dans la maison. Il miaula et sauta en bas du lit, trottinant sur le tapis pour s’y coucher ensuite. Le Serpentard poussa un soupir de soulagement, et se rapprocha du Gryffondor quand quelque chose d’autre se mit à bouger à nouveau sous les draps, quelque chose de beaucoup plus gros, et même Harry émit un “uuuh” peu rassuré.

Des cheveux clairs et des yeux bleus vitreux apparurent…

“L’effroyable Denis-Kevin! Aaaaaaaaaah!” hurlèrent en coeur les deux visiteurs.
“Ouais bon ça va…D’abord j’suis pas effroyable. Vu?”
“Vu!”
“Je cherche monsieur le directeur…un homme aux cheveux grisonnants, avec des lunettes, vous l’avez vu? Il est plutôt sexyy…Il m’a envoyé ici, et bon, comme vous voyez, je me suis fais tuer, mais il est venu me chercher…*soupir* il est mort lui aussi maintenant. Et il n’ose pas venir me parler…il croit que je lui en veux, je pense, quel homme timide *re-soupir*”
“Tenez!”
Draco tendit la rose au mort vivant en ajoutant “les fleurs,  ça marche toujours…”, tandis qu’il ramenait ses jambes le plus possible contre lui pour ne pas toucher l’horrible Denis-Kevin.
Le fantôme hésita puis partit à la recherche du dirlo, laissant à nos amoureux deux solutions: reprendre où ils en étaient ou fuir, et vite...
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Ya quelqu'un de motivé pour écrire la suite ?  Oui, le Drarry, c'est spécial U_U Bon désolée pour les quelques private jokes (dont l'effroyable Denis Kévin des Bois) mais j'espère que vous avez apprécié ce grand moment de littérature ! Envie de jouer les prolongations ? Demain, je retourne passer l'après-midi chez Cindy, et nous avons prévu de faire des cadavres-exquis ! Si le résultat rend bien, je le posterai ici ! Oh, et pour les gourmands : vidéos time ! *est irrécupérable*



Et juste pour les trente premières secondes qui sont juste....pas descriptibles !

Isolé dans un corps presqu’il?


[…] Au féminin. Au masculin. J'aime tous les genres. Je n'aime personne en même temps. Pourtant, je ne me considère pas comme quelqu'un de particulier, de différent. Ce sont les autres qui me le font sentir. Certaines particularités propres aux hommes me font fondre, et je ne dirais pas non à certaines filles. Mais je vis dans le dégoût. Il est là, quotidiennement. Au bout du compte, je réalise que je déteste le corps de la personne avec qui je suis, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, peu importe, le corps est toujours le même. Ce n'est pas évident à vivre, puisque ce dégoût m'accapare à chaque instant. Dès que j'allume la télé, je ne vois que cela : des corps. Les détails qui captent mon attention dès le départ, de beaux et longs cheveux, un menton carré, tous ces attraits sont vite engloutis par le reste. Est-ce que j'aime mon propre corps ? Je ne sais pas trop comment vous répondre. Je reproduis sur moi ce que j'aime chez les autres. J'adore les pommettes rosées. Mais un peu de blush ne suffit évidemment pas pour supporter tout ce que j'endure au quotidien, le regard des autres, leurs regards dégoutés en me voyant. Beaucoup pense qu'il s'agit uniquement de provocation. Ce n'est pas du tout cela. J'aimerai être bien dans mon corps, peu importe qu'il s'agisse d'un corps masculin ou féminin. Pardon, je n'ai pas compris votre question ? Si j'avais le choix ? Et bien, avez-vous fait le choix de naitre fille ou garçon ? Je ne l'ai pas eu en tout cas. Je ne saurai répondre à votre question. Je vais vous dire, si j'avais vraiment eu le choix, peu importe le sexe, j'aurais aimé moins d'ambiguïté à propos de moi. Il parait qu'elle se lisait déjà dans mes yeux à deux ans. Les autres enfants m'ont toujours évité, je devais paraître étrange. Par moment, je me dis que si dès le départ j'avais eu un prénom plus tranché, non mixte, peut-être que cela m'aurait mis sur la piste. Je ne sais pas vraiment, cela parait un peu étrange comme réflexion, mais peut-être que vous aussi, vous percevriez un chien différemment si la société n'appelait pas cet animal "chien" mais "tabouret". Pour être honnête, je n'en ai aucune idée, vous savez, ce n'est pas évident de se plonger dans des situations aussi hypothétiques. […]

 
C'est carnaval les amis ! Et cela fait des mois que je m'étais promis d'écrire une histoire sur la chanson "3ème sexe", car je trouve le sujet de transsexualité/asexualité vraiment "fascinant". J'utilise les guillemets car il est plutôt délicat de comparer ce "thème" avec d'autres sujets. Il ne s'agit pas d'une "mode/choix", et je ne voudrais surtout pas que vous pensez que je traite ce sujet comme si je parlais piercing ou musique.
A la base, j'avais prévu un one-shot complètement déluré avec costumes de drag-queens/débauches carnavalesques à gogo (bouuuuh, les vilains clichés). Et puis, une fois derrière la feuille blanche, je me suis dit qu'imaginer un faux témoignage de quelqu'un qui vit cela aurait été plus captivant. Je ne suis pas dans le cas, même si je me considère un peu trop souvent comme un garçon manqué, je précise donc que tout ceci est donc BIDON/INVENTE et à ne surtout pas prendre comme vérité !

Payé pour ça !


"PUTAIN DE MERDE !"
Ces trois mots venaient de fleurir sur les lèvres éclatées par la fureur d'Alex tandis qu'il venait de jeter un bref coup d'œil à l'heure enchainée à son poignet. Aucun métro ne circulait en cette pitoyable journée hivernale, douce mais pluvieuse. Et évidemment, ne connaissant rien d'autre sur cette ignoble capitale que les quotidiens " quai-escalators-métro-escalators-passage piéton-ascenseur-chocolat chaud-bureau", la perte de l'un des précieux maillons de cette chaine parfaitement rodée le plongea dans un univers inconnu. Comment allait-il parvenir à son bureau sans crise de nerf ? (elle était proche, il la sentait s'infiltrer insidieusement en lui).
Il choisit au hasard une sortie de la gare, qui d'habitude si familière, lui semblait aujourd'hui pire qu'un dédale grec. Une fois dehors, il avait demandé son chemin à plusieurs passants mais les réponses à sa question étaient invariablement déprimantes au fil des minutes et variaient entre un silence pressé, un "wablief?" ou un "je ne suis pas du coin, désolé". Décourageant. Alex avait bien essayé de déchiffrer une carte touristique placardée, mais il ignorait le nom des rues qu'il avait déjà traversées, et donc, sa position.
Il s'engagea dans une rue déserte et sordide où le trottoir était à peine visible sous les sacs poubelles blancs. Son cœur sembla plus léger quand il cru reconnaitre au loin, surplombant les autres,  l'immeuble qui se trouvait non loin de son office. Il accéléra le pas, ne voulant pas s'éterniser dans cette rue dégueulasse. Du verre brisé gisait sur les pavés. En relevant le menton, Alex constata qu'il provenait du pare-brise d'une voiture garée là. Il se figura mentalement la tête du propriétaire lorsqu'il prendra sa voiture ce matin. Il devait se taper trois heures par jour dans les transports en commun, quinze heures par semaine, soixante heures par mois et sept cents vingt heures par an, mais l'endroit où il vivait était plaisant et plutôt tranquille. Il n'y a décidément rien à sauver dans cette maudite capitale! Quant ses collègues le laissait seul sur le plateau, il lui arrivait parfois de s'installer à la fenêtre et de contempler en bas les gens qui n'allaient nulle part. Et ça le déprimait. Il se demandait chaque jour pourquoi il s'imposait ce boulot. Mais la réponse était hélas aussi évidente que la question : the money. En province, les places étaient rares et plutôt mal payées. Aimait-il son boulot? Alex évitait de se poser trop souvent la question. Mais dans quelques secondes, il allait se produire quelque chose qui libèrerait Alex de ses obligations vis-à-vis de son employeur. Vis-à-vis de la vie en général en fait. Maudissant toujours chaque pavé, chaque ruelle, chaque avenue, chaque boulevard de cette ville monstrueuse, son pied se posa sur une grille d'égout. La seconde suivante, il se trouva assis dans l'eau croupie et malodorante des souterrains de la ville. Une masse poilue, râpeuse et désagréable lui frôla la main. La faible lueur venant de la grille d'en-haut lui permit de découvrir qu'il s'agissait d'une charogne de rat déjà entamée par les asticots. Il hurla en retirant sa main, mais son cri fut interrompu par la bile acide qui lui remonta l'œsophage et il se dégueula dessus. La chaleur de son vomi perçant sa chemise l'incommoda nettement moins que la vue du rat flottant. Tandis que l'écho déformé de son cri désespéré résonna encore effroyablement contre les parois du conduit, il tenta de se redresser, prenant appui sur les bords en ciment poreux et humide des canalisations. L'odeur était épouvantable. Même debout, la moitié de ses mollets restaient immergés dans l'eau putride. Il sentait bien que des "flotteurs" lui frôlaient les pieds, mais il n'eut plus le courage de baisser les yeux pour déterminer la nature de ces choses. L'ignorance est votre meilleure amie dans les cas ainsi. Il senti ses muscles abdominaux encore tendu par l'effort qu'il avait produit en vomissant son dégout. Il regarda en l'air, vers la sortie, mais des poussières se détachant des parois se glissèrent sur ses globes oculaires, et des larmes piquantes lui montèrent instantanément. Il se mit une main devant les yeux avant de retenter l'opération, mais il constata avec effroi qu'aucune échelle ne menait vers la bouche d'égout. Les parois étaient exaspérement lisse. Il tenta d'hurler à l'aide, mais lorsqu'il ouvrit la bouche, les poussières dégoutantes s'engouffrèrent sur sa langue et il eut beau cracher pendant de longues minutes, le goût ignoble de pourriture ne passa pas.
Il fouilla sa poche à la recherche de son téléphone, qui peut-être avait survécu à la noyade, quand un bruit sourd auquel il n'avait d'abord pas prêté attention, se rapprocha de manière inquiétante. Quatre minutes. D'après son estimation, c'était à peu près ce qui lui restait à vivre avant d'être noyé dans l'eau grisâtre et mousseuse qui s'approchait à toute vitesse. Ses poumons se remplirent plus vite que prévu, Alex ne pouvant se résoudre à fermer la bouche pour hurler l'horreur qu'il vivait, des quantités impressionnantes d'eau fétide s'engouffraient dans sa gorge, répartie ensuite entre ses poumons et son estomac. D'autres masses poilues lui frôlèrent les joues, une queue de rat crevé lui caressa même la langue. Son cœur pulsait à toute vitesse, un dernier sprint avant son arrêt éternel. Des bulles s'échappèrent encore quelques secondes de son nez et sa bouche, avant que le cauchemar ne sembla devenir définitivement lointain et flou. Ainsi mourut Alex Mouse.

Inspirations : la grève de la Stib pour la première partie - "CA" de Stephen King pour la seconde. Et pour le titre ? J'aime juste à penser que je suis payée pour ça...